À quelques jours du second tour des élections municipales, la tension monte à Trois-Rivières. En cause : le refus du maire sortant, Jean-Louis Francisque, de participer à un débat organisé par Guadeloupe La 1ère, un média de référence dans l’archipel.
Un débat refusé, des réactions immédiates
L’information a rapidement fait réagir. Le candidat Jimmy Fausta, adversaire déclaré, dénonce une décision qu’il juge préoccupante pour la vie démocratique locale.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux ces dernières heures, il regrette un « comportement anti-démocratique », estimant que le refus de débattre publiquement prive la population d’un échange transparent sur les projets et les bilans.

Selon lui, ce choix « témoigne d’un mépris à l’égard de la population », mais aussi du débat d’idées pourtant essentiel à l’approche d’un scrutin important.
Une stratégie assumée par Jean-Louis Francisque
De son côté, Jean-Louis Francisque a pris la parole mardi soir lors d’une conférence mobile. Il y a expliqué son choix en affirmant vouloir, je cite, « parler directement à la population de Trois-Rivières ». A noter que le maire sortant a également refusé de répondre à la demande d’interview de la même chaîne.
Une stratégie de terrain donc, qui privilégie les rencontres directes avec les habitants plutôt qu’un débat médiatisé.
Une question qui se pose
Ce refus de confrontation publique soulève toutefois une interrogation dans la commune : ce positionnement traduit-il une volonté d’éviter une forte mobilisation électorale ?
Débat télévisé ou non, il semble de plus en plus évident qu’à Trois-rivières la mobilisations des abstentionnistes est le vrai paramètre du 2ème tour.