Arrivé en tête au premier tour des élections municipales et communautaires 2026 à Trois-Rivières avec 48,68 % des suffrages (1 940 voix), le maire sortant Jean-Louis Francisque aborde le second tour en position de force. Mais sans majorité absolue, rien n’est encore joué.
Dans son message adressé aux électeurs, le candidat met clairement en avant un axe stratégique : mobiliser ceux qui ne se sont pas déplacés lors du premier tour. Un signal fort, alors que le réservoir d’abstentionnistes pourrait bien faire basculer l’issue du scrutin.

Francisque s’appuie sur son avance et sur la reconnaissance du travail accompli durant son mandat. Son discours insiste sur la continuité, la stabilité et la nécessité de “poursuivre ensemble le travail engagé”. Mais au-delà de son socle électoral, il cherche désormais à convaincre les indécis et surtout les absents du premier tour, en martelant un message simple : “votre voix compte”.
En face, Jimmy Fausta, deuxième avec 37,69 %, bénéficie du soutien d’Albert Dorville, arrivé troisième. Ce report de voix pourrait rebattre les cartes et transformer le second tour en véritable duel serré.
Dans ce contexte, l’abstention devient l’arbitre principal de l’élection. Si une partie significative des non-votants se mobilise, elle pourrait redistribuer complètement les équilibres.
Le second tour s’annonce donc moins comme une simple confirmation que comme une nouvelle élection, où chaque camp va tenter d’élargir sa base.
La question est désormais simple : qui va vraiment profiter de la mobilisation des abstentionnistes — Francisque ou Fausta ?